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Édith Butler

http://edithbutler.net

Fille du vent et d’Acadie, héritière d’une tradition orale dont elle est fière, « Edith Butler nous livre un visage du monde que sans elle nous n’aurions pas connu » (Antonine Maillet, Prix Goncourt). Cette pionnière s’est fait ethnologue pour conserver vivante la mémoire de son peuple. Puis, elle est devenue musicienne, chanteuse et conteuse pour lui rendre la fierté de son histoire et de sa langue. Cette ambassadrice hors catégorie a parcouru le monde en chantant. Sa voix prenante et chaleureuse, son dynamisme et sa joie de vivre hors du commun lui ont permis de transmettre « son Acadie » et d’ouvrir la voie aux autres artistes acadiens.

Surnommée « Mère Acadie », et « Mère de la musique acadienne », Édith Butler a marié le folklore acadien et la tradition populaire à ses propres compositions sur des textes majoritairement de Lise Aubut. Elle a fait ses débuts en 1962 à l’émission de télévision « Sing Along Jubilee » à Halifax où elle était la seule à chanter en français sur le réseau anglais de CBC. Puis les Festivals Folks la réclamèrent partout à travers le Canada et les Etats-Unis. Et partout elle transmit le même message pour faire connaître sa culture et l’histoire dramatique de son peuple qui a subi neuf ans de déportations. Mais surtout, pour donner l’espoir à cette Acadie qui n’apparaissait même plus sur aucune carte géographique. L’espoir de lendemains meilleurs grâce à ce qu’ils sont et dont ils doivent être fiers. Elle a revendiqué pour l’Acadie le droit d’espérer. Aujourd’hui l’Acadie et le village natal d’Édith Butler « Paquetville » apparaissent sur toutes les cartes géographiques.

Sa participation au film de Léonard Forest « les Acadiens de la dispersion en 1967 » a marqué une autre étape de sa carrière et de sa lutte. En 1970, elle a chanté au Japon où elle a donné cinq cents représentations. Puis ce furent des tournées en Irlande, en Angleterre et aux Etats-Unis. 1973 marquera les débuts de sa carrière au Québec grâce à un premier album chez Columbia (Sony) intitulé « Avant d’être dépaysée » et sa rencontre avec Lise Aubut qui devint sa parolière et son imprésario.

En France, après un passage très remarqué au Printemps de Bourges, elle reçoit le prix de l’Académie Charles Cros pour son album « Je m’appelle Édith » en 1981. La même année, elle sera à l’affiche du Théâtre de la Ville de Paris pendant deux semaines puis pour une période de trois semaines en 1983. Invitée des grandes émissions de télévision du « Grand Échiquier de Jacques Chancel au Champs Élysées » de Michel Drucker, elle conquiert le public de la mythique salle de l’Olympia de Paris en 1985 et en 1986. La France, où elle fera de nombreuses tournées, lui décernera le « Prix international de la jeune chanson française » et la fera « Chevalier de l’Ordre de la Pléiade » et « Chevalier de l’Ordre du Mérite de la Culture Française. » En 2004, après de nombreux passages en France, on la retrouvera sur la scène de l’Européen à Paris. Puis, le 10 juin 2011 en récital à l’église de La Madeleine.

Le Québec pour sa part lui décernera le FÉLIX du meilleur spectacle sur scène pour « Un Million de Fois je t’aime », le FÉLIX de l’artiste s’étant le plus illustré hors-Québec, et le FÉLIX de la meilleure vente d’albums pour « Le Party d’Édith ». Le Canada anglais lui octroie à Toronto le « NELLIE AWARD » de la meilleure performance radiophonique en langue anglaise. Sa chanson hommage à sa village natal, «  PAQUETVILLE » est intronisée en 2007 au Panthéon des Auteurs et des Compositeurs canadiens.

Sa chanson hommage à sa village natal, «  PAQUETVILLE » est intronisée en 2007 au Panthéon des Auteurs et des Compositeurs canadiens. Elle fût, en 2009, la première artiste francophone vivante à apparaître sur un timbre poste canadien puisque Poste Canada a consacré un timbre à son effigie. Toujours en 2009, elle a reçu le prestigieux « Prix du Gouverneur Général  du Canada pour les Arts de la Scène. En 2011, ÉDITH BUTLER a fait son entrée au dictionnaire via Le Robert Dixel.

Actuellement, la télévision canadienne lui consacre un documentaire dans la série « Trésors Vivants ».

Si vous ne l’avez jamais vu sur scène, courez-y. À travers elle, vous entendrez toute l’âme d’un peuple.